Yves Saint Laurent: le génie et la machine à coudre
Depuis que la radio m'a appris la triste nouvelle de la mort d'Yves Saint Laurent ce matin, je n'arrête pas de penser à une certaine journée particulière.
J'ai visité à son ouverture la Fondation avenue Marceau, consacrée à son travail d'artiste de la mode, influencé par la musique, le cinéma, la peinture. Un choc.
Au sous-sol, les croquis et les échantillons conservés de chaque modèle, de chaque vêtement, dessiné par le couturier en 40 ans de carrière. Dans les étages supérieurs, les créations, magistrales, présentées comme dans un musée. Et puis, beaucoup plus haut dans le bâtiment, une immense pièce nue, peinte de blanc et des compactums, qui petit à petit devaient se remplir des pièces de chaque collection, restaurées et conservées à 18° C.
Cet espace n'est autre que l'atelier proprement dit de la maison YSL, là où les "petites" mains ont travaillé pendant de longues années pour donner "vie" aux visions du maître. Mais de ce travail, de cette mémoire ouvrière (un vilain mot sans doute dans le monde du luxe), de cette dévotion, nous ne saurons rien. Tout a été dispersé, jeté (?), quand la maison a cessé d'exister.
Au commencement est le génie, au final sa création. Entre les deux, rien. Pas une trace de cette élaboration minutieuse parfois pénible qu'ont du vivre les employés d'Yves Saint Laurent. Un sentiment de malaise dominait lorsque j'ai terminé la visite. Le savoir-faire de ses ouvriers, des femmes pour la plupart, leur technique, leurs trouvailles, leurs tours de main et leurs tours de force (pour finir dans les temps une collection qu'Yves Saint Laurent avait eu lui-même du mal à concevoir), tout a été effacé.
Oui, on se souviendra d'Yves Saint Laurent. Dommage qu'on ne puisse plus désormais retracer le parcours complet d'un vêtement qu'il a créé mais pour lequel tant d'autres ont donné de leur temps et de leur passion, aussi.
J'ai visité à son ouverture la Fondation avenue Marceau, consacrée à son travail d'artiste de la mode, influencé par la musique, le cinéma, la peinture. Un choc.
Au sous-sol, les croquis et les échantillons conservés de chaque modèle, de chaque vêtement, dessiné par le couturier en 40 ans de carrière. Dans les étages supérieurs, les créations, magistrales, présentées comme dans un musée. Et puis, beaucoup plus haut dans le bâtiment, une immense pièce nue, peinte de blanc et des compactums, qui petit à petit devaient se remplir des pièces de chaque collection, restaurées et conservées à 18° C.
Cet espace n'est autre que l'atelier proprement dit de la maison YSL, là où les "petites" mains ont travaillé pendant de longues années pour donner "vie" aux visions du maître. Mais de ce travail, de cette mémoire ouvrière (un vilain mot sans doute dans le monde du luxe), de cette dévotion, nous ne saurons rien. Tout a été dispersé, jeté (?), quand la maison a cessé d'exister.
Au commencement est le génie, au final sa création. Entre les deux, rien. Pas une trace de cette élaboration minutieuse parfois pénible qu'ont du vivre les employés d'Yves Saint Laurent. Un sentiment de malaise dominait lorsque j'ai terminé la visite. Le savoir-faire de ses ouvriers, des femmes pour la plupart, leur technique, leurs trouvailles, leurs tours de main et leurs tours de force (pour finir dans les temps une collection qu'Yves Saint Laurent avait eu lui-même du mal à concevoir), tout a été effacé.
Oui, on se souviendra d'Yves Saint Laurent. Dommage qu'on ne puisse plus désormais retracer le parcours complet d'un vêtement qu'il a créé mais pour lequel tant d'autres ont donné de leur temps et de leur passion, aussi.
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