Plan Alzheimer: le compte n'y est pas
Au plus bas dans les sondages, de plus en plus impopulaire chez les personnes âgées, c'est dans ce contexte que Nicolas Sarkozy a choisi de présenter le troisième plan Alzheimer lancé depuis 7 ans.
Il l'a suffisamment martelé pour qu'on s'attarde d'abord sur le montant des sommes allouées à ce plan: 1,6 milliards d'euros sur cinq ans. Petit calcul: 860000 personnes souffrent de la maladie d'Alzheimer en France. Le plan annoncé par le président de la République représente 372 euros par malade et par an, soit tout juste un peu plus qu'un euro par jour. On voit bien qu'on est loin du compte… et très loin des milliards que représentent, sur un an, le paquet fiscal offert aux contribuables les plus riches. Eux pourront se payer les meilleurs soins et le meilleur suivi s'ils leur arrivaient d'être malades. Mais pour tous les autres?
Prenons un cas que je connais bien. Ma mère, qui est atteinte de la maladie d'Alzheimer (lire ce précedent post), a notamment besoin de faire venir tous les jours une aide à domicile qui l'accompagne dans la préparation du repas de midi (sinon, elle ne mange pas, puisqu'elle oublie de manger et qu'elle ne sait plus très bien comment organiser sa journée). L'heure d'aide à domicile coûte plus de 19 euros, sur lesquels l'Aide personnalisée à l'autonomie (APA) rembourse un peu plus de 16 euros. On le voit, un euro par jour ne fera pas une grande différence pour ma mère. En revanche, elle paye déjà les franchises sur ses médicaments et le un euro quand elle va voir son médecin. Et même si sa retraite est très basse, elle payera sans doute l'an prochain la redevance télé.
On ne prend qu'aux pauvres dans le royaume de Sarkozy!
Laurent Champvert, président de l'Ad-pa (association des directeurs d'établissements et services pour personnes âgées) a estimé sur I-télé qu'il faudrait plusieurs milliards par an pour commencer à répondre convenablement à cet enjeu de santé publique.
Encore une fois, lors de sa conférence de présentation du plan, à Nice, Sarkzoy a gonflé ses poumons pour lancer que la France montrerait l'exemple. Il avait dit la même chose au moment du Grenelle de l'environnement, avec les résultats plus que décevants que l'on connaît. Aujourd'hui, il tente de se refaire une santé auprès des personnes âgées qui l'ont massivement suivies. Encore une preuve d'un cynisme à toute épreuve.
Il l'a suffisamment martelé pour qu'on s'attarde d'abord sur le montant des sommes allouées à ce plan: 1,6 milliards d'euros sur cinq ans. Petit calcul: 860000 personnes souffrent de la maladie d'Alzheimer en France. Le plan annoncé par le président de la République représente 372 euros par malade et par an, soit tout juste un peu plus qu'un euro par jour. On voit bien qu'on est loin du compte… et très loin des milliards que représentent, sur un an, le paquet fiscal offert aux contribuables les plus riches. Eux pourront se payer les meilleurs soins et le meilleur suivi s'ils leur arrivaient d'être malades. Mais pour tous les autres?
Prenons un cas que je connais bien. Ma mère, qui est atteinte de la maladie d'Alzheimer (lire ce précedent post), a notamment besoin de faire venir tous les jours une aide à domicile qui l'accompagne dans la préparation du repas de midi (sinon, elle ne mange pas, puisqu'elle oublie de manger et qu'elle ne sait plus très bien comment organiser sa journée). L'heure d'aide à domicile coûte plus de 19 euros, sur lesquels l'Aide personnalisée à l'autonomie (APA) rembourse un peu plus de 16 euros. On le voit, un euro par jour ne fera pas une grande différence pour ma mère. En revanche, elle paye déjà les franchises sur ses médicaments et le un euro quand elle va voir son médecin. Et même si sa retraite est très basse, elle payera sans doute l'an prochain la redevance télé.
On ne prend qu'aux pauvres dans le royaume de Sarkozy!
Laurent Champvert, président de l'Ad-pa (association des directeurs d'établissements et services pour personnes âgées) a estimé sur I-télé qu'il faudrait plusieurs milliards par an pour commencer à répondre convenablement à cet enjeu de santé publique.
Encore une fois, lors de sa conférence de présentation du plan, à Nice, Sarkzoy a gonflé ses poumons pour lancer que la France montrerait l'exemple. Il avait dit la même chose au moment du Grenelle de l'environnement, avec les résultats plus que décevants que l'on connaît. Aujourd'hui, il tente de se refaire une santé auprès des personnes âgées qui l'ont massivement suivies. Encore une preuve d'un cynisme à toute épreuve.
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