Pauvre Lionel Jospin
Souvenez-vous. Le 21 avril 2002, apprenant sa défaite au premier tour de la présidentielle, Lionel Jospin déclarait qu'il arrêtait la vie politique. On aurait bien aimé qu'il s'y tienne. Je n'avais pas voté pour lui, parce qu'il ne m'avait pas convaincu et que je le trouvais fade et peu enthousiaste. Depuis cinq ans, celui qui avait mené la gauche à l'échec sans jamais faire son mea culpa, n'en finit pas de distiller petites phrases et remarques assassines, principalement sur les membres du PS. Dernière sortie, son livre L'Impasse, chez Flammarion, que Libé s'est procuré et a lu avant tout le monde. Jospin, qui n'a pas réussi sa reconversion (voir ses interminables séjours à l'île de Ré), y tire à boulets rouges sur… Ségolène Royal. Ce n'est pas le premier pamphlet sur la candidate malheureuse de l'élection présidentielle 2007. Mais d'après les extraits publiés par le quotidien, la charge est giga intense contre une personnalité [qui] n’a pas les qualités humaines ni les capacités politiques» nécessaires pour remettre le Parti socialiste en ordre de marche et «espérer gagner la prochaine présidentielle». La messe est dite, fermez le ban. Ce n'est déjà pas très imaginatif de s'attaquer à celle que beaucoup à gauche, et surtout au PS, déteste, mais ça permet à Jospin de ne rien dire sur tous ses proches qui ont choisi d'aller travailler pour Sarkozy. Mais peut-être que finalement, ça ne lui déplait pas? En tout cas, pathétique il était, pathétique il reste.
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