Un si doux visage

Publié le par Christophe Martet

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Je reviens de la Cinémathèque (enfin façon de parler puisque je suis allé ensuite goûter chez Grégory et Luigi,  qui avait préparé un délicieux gâteau aux pommes, bref…) où j'ai vu le dernier film, moyen métrage, de Franck Beauvais, "Compilation, 12  instants d'amour non partagé" (+ d'infos sur le site de la Cinémathèque).
Pendant tout l'été 2007, Franck Beauvais a filmé le visage d'Arno, un jeune homme aux cheveux bouclés, aux yeux bleus et à la barbe naissante – entre raggazzo et fils de bonne famille– dont il est tombé amoureux et à qui il a proposé de faire écouter chaque jour une chanson. Les mélodies parlent toujours d'amour, souvent contrarié, rarement partagé. Serge Gainsbourg, Petula Clark, la BO de "Jeanne et le Garçon Formidable", viennent à la  rescousse du réalisateur qui exprime ainsi son attirance, ses doutes, sa demande d'affection sans détour. L'objet de toutes ces attentions, lui, ne parle pas, sourit un peu, est très nerveux parfois, avec des yeux qui virevoltent étrangement. Des (gros) plans fixes sur un visage, un dispositif warholien pour une déclaration d'amour, une séance un peu hypnotique et des chansons magnifiques, le plus souvent pas très connues. C'est beau, poignant et rare.
En 2006, Franck Beauvais avait réalisé son premier court-métrage, Le Soleil et la mort voyagent ensemble
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Publié dans Cinéma

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