Des homos ougandais témoignent

Publié le par Christophe Martet

IMG-2849-copie-1.jpg               Un kiosque dans une rue de Kampala, Ouganda, décembre 2006. © CM

Solo, mon amour, ma vie, m'a transféré récemment des articles du quotidien ougandais "The Monitor", plutôt proche de l'opposition. Ce journal a publié des témoignages de gays, de lesbiennes et de transexuels ougandais, fait totalement inédit, d'autant plus que certaines femmes n'ont pas hésité à parler à visage découvert et ont accepté que leurs photos soient publiées. J'avais moi-même pu rencontrer plusieurs militants homos et lesbiennes lors de mon premier voyage en Ouganda.
L'exemple sud-africain, où les gays et les lesbiennes peuvent se marier (lire cet article), semble faire tache d'huile puisque dans ce même reportage, la journaliste affirme que le président de l'Ouganda, Yoweri Museveni, avait adouci sa position sur l'homosexualité lors d'un voyage en Afrique du Sud. Cependant, la loi punit toujours de la prison à vie les "actes contre-nature" et lire des témoignages dans la presse ougandaise, plutôt prompte ces derniers temps à vendre du papier en dénonçant les homos, est totalement réjouissant. J'ai choisi de publier des extraits en les laissant en anglais.  Ces paroles sont suffisamment éloquentes.

Brenda Kizza:
"You cannot force a heart to change. If only they could allow us [homos] to be free. As long as we haven’t stolen, or harmed another person, what harm are we doing by being ourselves?"

Kasha Nabagesera
When Ugandans hear we advocate gay rights they imaginewe want more or extra rights, but no, we want equal
rights, which we are entitled to just like any other Ugandans.

Richard (not real name)
"When the people talk about gays and lesbians they run directly to talk about sex. But it is love between us, not just sex. When we are together, we are happy, just like a newly married couple would be. We trust and love each other."

Julian (not real name)
The most understanding person I know is deep in the village. He is an old man. When I came home he said, “It has been part of communities for a long time. It may not be talked about, but it is always there. I’m not gay, but I’ve seen a lot and I know it has always been around. It is okay.”

Helena

"I realised then that people could let me be sexually harassed and killed - in public even - just because I am a lesbian. That is when I got involved in activism. We have seen a lot. I could tell you stories like that all day."
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Publié dans Gay

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