I'm back!
De retour de NYC, qui est jamais tout à fait la même, toujours en mouvement.
J'y ai retrouvé mes repères, pas toujours, les enseignes ouvrent et ferment très vite.
J'y ai vu de nouvelles constructions comme cet immeuble sur la 14e rue.

Bien sûr, j'ai été voir avec Solo deux comédies musicales.
Une scène de Spring Awakening.
La première, Spring Awakening, s'inspire d'une pièce du dramaturge allemand Frank Wedekind, Frühlings Erwachen (L'éveil du printemps). Un groupe d'adolescents d'un collège dirigé par un homme autoritaire découvrent la sexualité, les fantasmes, se battent contre l'ordre établi, évoquent les viols qu'ils ont subi. Le livret et les lyrics sont dus à Steven Sater, la musique est de Ducan Sheik (http://www.duncansheik.com/) et Bill T. Jones a conçu la chorégraphie. C'est plutôt rock, assez prodigieux, carrément sexe (la dernière scène du premier acte s'achève sur le beau cul de l'acteur Jonathan Groff). Emballant.
Christine Ebersole ("Little" Edie Beale) et Mary Louise Wilson (Edith Bouvier Beale) dans Grey Gardens.
Autre pièce, un drôle d'ovni, puisqu'il s'agit de Grey Gardens (livret de Doug Wrght, musique de Scott Frankel, lyrics de Michael Korie) , d'après le documentaire du même nom réalisé en 1975 par les frères Maysels et devenu cultissime aux États-Unis. Pourquoi? Parce que ce chef d'oeuvre de documentaire-vérité s'intéresse à deux personnages totalement excentriques. Rien moins que la tante (Edith Bouvier Beale) et la cousine (Edie Beale) de Jackie Kennedy Onassis, qui dans les années 70 avaient défrayé la chronique puisqu'elles vivaient recluses dans une maison de 28 pièces à Hamptons (la ville résidentielle ultra-chic des New Yorkais sur Long Island) dans un état de décrépitude avancée, avec plus de 50 chats, des ratons-laveurs et j'en passe. Devenu comédie musicale, l'histoire se découpe en deux parties (les deux actes): le premier acte se situe en 1941. Edith Bouvier Beale, la mère, la quarantaine, prépare une fête pour sa fille. En fait, elle se prépare surtout à un tour de chant. Sa fille se plaint de vouloir lui voler la vedette et dans cette première partie, on comprend es rapports "d'attraction-répulsion "de cette relation mère fille. Le deuxième acte se passe en 1973, et la plupart des dialogues sont tirés du documentaire. L'idée géniale est d'avoir choisi une seule et même interprète (Christine Ebersole, démente) pour le rôle de la mère en 1941 et pour celui de la fille en 1973. Cette dernière se confectionnait des tenues avec des tissus de récup, des vieilles robes qu'elle "customisait". De façon tellement imaginative que des séries mode ont même été publiées qui s'inspirent de ses tenues. Face à Christine Ebersole, totalement déjantée, à la fois lucide et hors du monde, Mary Louise Wilson est la mère devenue myope, à moitié grabataire, qui joue et rejoue ses disques des années 40. Leur confrontation est un des grands moments du théâtre de Broadway.
Voici une vidéo de la chanson d'ouverture du IIe acte, "The Revolutionnary Costume for The Day", chanté par Christine Ebersole, lors de la cérémonie des Tony 2007.
http://www.youtube.com/watch?v=JgOQZpMD0fE
Bon, plus de New York plus tard. Le tout organic, les affres d'un jeune gay devenu Born again Christian, et puis le Vermont, et tout et tout.
Abbott a retiré sa plainte contre Act Up (lire le précédent article) mais continue de refuser l'accès aux médicaments à la Thaïlande. Du coup, à l'occasion d'un discours à l'ouverture de la conférence Aids Impact à Marseille, l'un des dirigeants de Aides, Vincent Pelletier, a annoncé qu'il boycottait les médocs de cette firme.
J'y ai retrouvé mes repères, pas toujours, les enseignes ouvrent et ferment très vite.
J'y ai vu de nouvelles constructions comme cet immeuble sur la 14e rue.
Bien sûr, j'ai été voir avec Solo deux comédies musicales.
Une scène de Spring Awakening. La première, Spring Awakening, s'inspire d'une pièce du dramaturge allemand Frank Wedekind, Frühlings Erwachen (L'éveil du printemps). Un groupe d'adolescents d'un collège dirigé par un homme autoritaire découvrent la sexualité, les fantasmes, se battent contre l'ordre établi, évoquent les viols qu'ils ont subi. Le livret et les lyrics sont dus à Steven Sater, la musique est de Ducan Sheik (http://www.duncansheik.com/) et Bill T. Jones a conçu la chorégraphie. C'est plutôt rock, assez prodigieux, carrément sexe (la dernière scène du premier acte s'achève sur le beau cul de l'acteur Jonathan Groff). Emballant.
Christine Ebersole ("Little" Edie Beale) et Mary Louise Wilson (Edith Bouvier Beale) dans Grey Gardens. Autre pièce, un drôle d'ovni, puisqu'il s'agit de Grey Gardens (livret de Doug Wrght, musique de Scott Frankel, lyrics de Michael Korie) , d'après le documentaire du même nom réalisé en 1975 par les frères Maysels et devenu cultissime aux États-Unis. Pourquoi? Parce que ce chef d'oeuvre de documentaire-vérité s'intéresse à deux personnages totalement excentriques. Rien moins que la tante (Edith Bouvier Beale) et la cousine (Edie Beale) de Jackie Kennedy Onassis, qui dans les années 70 avaient défrayé la chronique puisqu'elles vivaient recluses dans une maison de 28 pièces à Hamptons (la ville résidentielle ultra-chic des New Yorkais sur Long Island) dans un état de décrépitude avancée, avec plus de 50 chats, des ratons-laveurs et j'en passe. Devenu comédie musicale, l'histoire se découpe en deux parties (les deux actes): le premier acte se situe en 1941. Edith Bouvier Beale, la mère, la quarantaine, prépare une fête pour sa fille. En fait, elle se prépare surtout à un tour de chant. Sa fille se plaint de vouloir lui voler la vedette et dans cette première partie, on comprend es rapports "d'attraction-répulsion "de cette relation mère fille. Le deuxième acte se passe en 1973, et la plupart des dialogues sont tirés du documentaire. L'idée géniale est d'avoir choisi une seule et même interprète (Christine Ebersole, démente) pour le rôle de la mère en 1941 et pour celui de la fille en 1973. Cette dernière se confectionnait des tenues avec des tissus de récup, des vieilles robes qu'elle "customisait". De façon tellement imaginative que des séries mode ont même été publiées qui s'inspirent de ses tenues. Face à Christine Ebersole, totalement déjantée, à la fois lucide et hors du monde, Mary Louise Wilson est la mère devenue myope, à moitié grabataire, qui joue et rejoue ses disques des années 40. Leur confrontation est un des grands moments du théâtre de Broadway.
Voici une vidéo de la chanson d'ouverture du IIe acte, "The Revolutionnary Costume for The Day", chanté par Christine Ebersole, lors de la cérémonie des Tony 2007.
http://www.youtube.com/watch?v=JgOQZpMD0fE
Bon, plus de New York plus tard. Le tout organic, les affres d'un jeune gay devenu Born again Christian, et puis le Vermont, et tout et tout.
Abbott a retiré sa plainte contre Act Up (lire le précédent article) mais continue de refuser l'accès aux médicaments à la Thaïlande. Du coup, à l'occasion d'un discours à l'ouverture de la conférence Aids Impact à Marseille, l'un des dirigeants de Aides, Vincent Pelletier, a annoncé qu'il boycottait les médocs de cette firme.
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