Mexico 2008: faut-il traiter pour prévenir?
Mexico, jour 2
Est-ce un bon ou un mauvais signe?
Après avoir assisté à une bonne dizaine de conférence sur le sida, j'arrive toujours à être en colère.
Aujourd'hui, c'est bien sûr l'absence de représentants du gouvernement français qui me met en rogne.
Comment justifier une telle absence?
Comment Sarkozy peut-il affirmer d'un côté que la France est un des principaux pays donateurs quand personne n'est là pour se préoccuper de cette question, pour se rendre compte, à travers des discussions, des débats, des rencontres, de la réalité de l'épidémie et de qui fait quoi. Année après année, la France s'enfonce un peu plus dans la bêtise.
Puisque décidemment, on ne parlera pas beaucoup de traitements, d'effets secondaires et de recherche pendant ces cinq jours, il y a de la place pour travailler sur la prévention. Avec cette nouvelle idée de certains chercheurs: traiter pour prévenir. Je m'explique. Puisque de plus en plus d'études nous affirment qu'un virus indétectable diminue très fortement le risque de transmission, pourquoi ne pas traiter les séropos, pas dans une optique clinique mais pour prévenir la transmission à leurs partenaires séronégatifs? Vous venez d'apprendre que vous êtes séropositifs? Et bien gober maintenant. Ce qui ne devrait pas manquer de soulever une foule de questions, la première étant pour moi que cette approche, en déresponsabilisant le séronégatif (je n'ai plus à me protéger puisque c'est aux séropositif de le faire en avalant des médicaments), c'est toute la politique de prévention fondée sur la responsabilité partagée qui pourrait passer à la trappe.
Est-ce un bon ou un mauvais signe?
Après avoir assisté à une bonne dizaine de conférence sur le sida, j'arrive toujours à être en colère.
Aujourd'hui, c'est bien sûr l'absence de représentants du gouvernement français qui me met en rogne.
Comment justifier une telle absence?
Comment Sarkozy peut-il affirmer d'un côté que la France est un des principaux pays donateurs quand personne n'est là pour se préoccuper de cette question, pour se rendre compte, à travers des discussions, des débats, des rencontres, de la réalité de l'épidémie et de qui fait quoi. Année après année, la France s'enfonce un peu plus dans la bêtise.
Puisque décidemment, on ne parlera pas beaucoup de traitements, d'effets secondaires et de recherche pendant ces cinq jours, il y a de la place pour travailler sur la prévention. Avec cette nouvelle idée de certains chercheurs: traiter pour prévenir. Je m'explique. Puisque de plus en plus d'études nous affirment qu'un virus indétectable diminue très fortement le risque de transmission, pourquoi ne pas traiter les séropos, pas dans une optique clinique mais pour prévenir la transmission à leurs partenaires séronégatifs? Vous venez d'apprendre que vous êtes séropositifs? Et bien gober maintenant. Ce qui ne devrait pas manquer de soulever une foule de questions, la première étant pour moi que cette approche, en déresponsabilisant le séronégatif (je n'ai plus à me protéger puisque c'est aux séropositif de le faire en avalant des médicaments), c'est toute la politique de prévention fondée sur la responsabilité partagée qui pourrait passer à la trappe.