Sida: le succès des antiprotéases ne se dément pas

Publié le par Christophe Martet

Dix ans après avoir commencé une trithérapie, une majorité de patients inclus dans la cohorte belge PICASSO sont vivants et se portent bien. Cette info encourageante, chez des patients qui ont démarré un traitement avec antiprotéase en 1996 avec moins de 100 CD4, a été présentée à la onzième conférence européenne sur le sida (EACS), à Madrid.

La cohorte PICASSO a recruté 388 séropositifs qui commencent une trithérapie avec antiprotéase en 1996. Tous les patients avaient moins de 100 lymphocytes CD4 au moment de l'entrée dans l'étude. Les patients ont été suivis quatre fois la première année et tous les six mois après.

Selon le docteur Agnès Libois, du CHU Saint-Pierre à Bruxelles, qui présentait ces données à l'EACS, 77% des patients étaient des hommes, l'âge moyen était de 39 ans, et le temps moyen d'infection avant l'introduction de l'antiprotéase était de 69 mois.
Dix ans après, 52% des patients étaient en vie, 34% étaient morts et 16% avaient été perdus de vue. Parmi ceux qui sont en vie, 70% ont une charge virale inférieure à 50 copies et avaient en moyenne, 364 CD4. Depuis 1996, les traitements se sont encore améliorés et ces résultats ne devraient que se confirmer à l'avenir.

Source: Libois A. De Wit S, Poll B, et al. Ten Year Follow-up of Patients Starting Protease Inhibitor (PI) with CD4 below 100/ul: The PICASSO COHORT [Abstract PS1/1]. 11th European AIDS Conference, Madrid, 2007.
Le site de l'EACS: www.eacs-conference2007.com/

Publié dans Prévention-sida

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